Expérimentations de pointes en os

Durant 19 années, j'ai reçu des centaines de messages sur ce site. Il y a quelques jours, ce fut le premier du genre à émaner de la Maison Archéologie & Ethnologie, issue d'une convention entre le CNRS et deux Universités de Paris.
MAE du réseau national des Maisons des sciences de l'homme (moyens de recherche et laboratoires).
En quelques mots, il s'agit de tester des pointes en os expérimentales pour la fabrication de vanneries spiralées avec différents types de plantes.
L'archéologue travaille sur la fonction de ces outils. Ils sont reproduits et utilisés sur différents matériaux. L'usure qui est ainsi créée est ensuite comparée à celle que l'on peut observer sur les outils archéologiques.
Bien évidemment, cela me rappele les instants passés avec Guy Barbier – vannerie et archéologie – Pierre – et son passe-lacets en os de poulet – ainsi que les recherches effectuées pour écrire Essentiel de vannerie spiralée et retracer quelques éléments historiques.
De l'usage à l'usure
Quelques jours plus tard, je reçois un petit colis avec 3 pointes en os, numérotées, prêtes à l'emploi, parfaitement affinées et pointues. Il s'agit d'os du bas de patte de cervidé (métapode).
Je dispose du temps nécessaire pour les utiliser avec différents végétaux, des fibres plus ou moins dures et noter les informations liées à la pratique.
Bien heureux de cette modeste contribution commençante !
2 octobre – les premières sensations sont agréablement surprenantes, bonne prise en main, un effilé excellent pour coudre des paillons en seigle et molinie verte. La pointe toute neuve s'est un peu ébréchée mais semble se maintenir.

