J'ai bien aimé emprunter la route du papier @LVS2

J'ai bien aimé emprunter la route du papier 

Billet | 16 sept 2012

Sur la route du papier © LVS2
Sur la route du papier (Stock), Erik Orsenna
C'est avec ce titre enchanteur que Erik Orsenna évoque les inventions du papier, l'intimité liée à celui-ci, aux fibres contenues, à la fibre de l'écriture. Jusqu'à l'hyperlivre née en cette époque de mondialisation. « Une aventure ambiguë » comme l'auteur le souligne à plusieurs reprises.

Les plus vieux papiers identifiés, selon les archéologues, étaient faits de fibres végétales, principalement de chanvre, mais aussi de lin, de bambou, d'écorces de mûrier, moins onéreux que la soie. Avec pour origine vraisemblable, le nord-ouest de la Chine entre le désert de Gobi et celui de Taklamakan.

Au Japon, le papier kozo (mûrier) serait le plus joli (Echizen). Le papier fait à la main est appelé « papier à oreilles » car les feuilles sont délicatement décollées de la pointe de l'ongle. Les bordures ressemblent à des routes côtières.

Et le papier plié – origami – cet art, signe de vie, philosophique, pédagogique mais aussi spirituel. 

« L'intimité avec le papier – l'histoire et son support seraient de même nature ! Chacun est l'écho de l'autre, en se répondant sans fin, leurs fibres mêlées. »

Crayon de bois et carbone et feuilles de papier sont des compagnons très précieux pour toutes nos notes, nos croquis et autre pense-bête.

Aujourd'hui 60% de tous les papiers viennent d'autres papiers recyclés. Qu'est-ce que le progrès sinon toujours une aventure ambiguë ? 

 

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